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Le baobab, l’arbre aux mille usages

Le Baobab est un arbre majestueux certains ayant plus de 1500 ans. Partout en Afrique, les différentes parties du baobab comme les racines, le tronc, l’écorce, les feuilles, la pulpe ou les graines sont exploitées à des fins thérapeutiques, nutritionnelles et dans la pharmacopée traditionnelle africaine. Le baobab entre dans la préparation de nombreux remèdes, tout particulièrement pour les problèmes digestifs mais aussi pour ses vertus anti-inflammatoire.

Des propriétés nutritionnelles

La pulpe du fruit est largement utilisée dans la médecine traditionnelle comme fébrifuge, analgésique, antidiarrhéique, antidysentérique et dans le traitement de la variole et de la rougeole. appelée « pain de singe », très riche en vitamine C ( six fois supérieur à celle d’une orange). La pulpe contient aussi des quantités importantes d’autres vitamines  telles que la vitamine B1,la vitamine B2 ou encore la vitamine B3 ou PP. Le goût de la pulpe un peu plus acidulé que celui des raisins secs. On peut mâcher la pulpe et l’avaler, ou bien la dissoudre dans de l’eau ou du lait concentré pour en faire une boisson rafraîchissante et énergétique. Les feuilles jeunes sont consommées crues ou bouillies, mais le plus souvent, elles sont séchées pour être réduites en poudre. incorporée aux céréales ou dans les sauces pour la préparation du couscous de mil. Les feuilles sont très riches en calcium et fer, ( 33 grammes de feuilles sèches couvrent les besoins journaliers en calcium d’un individu)Les jeunes plantules se mangent cuites comme des asperges, ; on fait de même avec les racines des jeunes plants. Cette pratique « culinaire » peut être une menace pour la régénération naturelle de l’espèce. Les graines contiennent 15 % d’une huile riche en acides gras essentiels  utilisée dans l’alimentation humaine et en cosmétique. Cette huile est plus riche en protéines que celle d’arachide. Elles sont également consommées fraîches ou grillées voire torréfiées comme substitut du café. La farine obtenue à partir des graines peut contenir jusqu’à 48 % de protéines et 2 % de vitamine B1 ; elle mériterait d’être utilisée pour la fabrication d’aliments infantiles.

De multiples usages :

Dans la pharmacopée traditionnelle, les feuilles sont employées en compresses ou en tisanes. elles sont également largement utilisées durant l’hivernage pour nourrir le bétail dans certaines parties d’Afrique, la pulpe de baobab est brûlée pour fumiger les insectes qui parasitent le bétail domestique. Les coques des fruits une fois vidées  sont utilisées comme assiettes, plateaux ou encore transformées en bijoux . Le pollen des fleurs de baobab mélangé à de l’eau permet de préparer une glu puissante. Il est également possible de préparer de la colle avec la sève du baobab. La graine contient un alcaloïde  utilisé comme contrepoison. D’un point de vue thérapeutique, l’huile soulage par exemple les douleurs provoquées par les brûlures.La partie interne de l’écorce contient une matière fibreuse qui est utilisée pour la confection de cordage, cordes pour les instruments de musique, paniers, filets, fil de pêche, fibres pour tissus. la poudre de l’écorce du baobab une fois introduite dans la blessure d’un animal tué par une flèche empoisonnée, sert à neutraliser le poison avant cuisson. Le tronc du baobab, spongieux et élastique, ne se coupe pas facilement. Il est  utilisé pour la confection de pirogues légères, de flotteurs de filet ou encore d’ustensiles de cuisine. Enfin, les baobabs sont habités par des colonies d’abeilles qui se nourrissent du nectar de ses fleurs. Elles produisent un miel fin et apprécié qui rappelle le miel de châtaignier ou encore le sirop d’érable.Ces pratiques menée de manière déraisonnée sur une forêt de baobab peut engendrer un problème environnemental majeur. Il est également intéressant de noter que les feuilles ne sont pas prélevées sur n’importe quel baobab. Pour la préparation de la poudre de feuilles, elles proviennent d’une « variété » de baobab glabre dont les branches sont continuellement coupées de sorte qu’il ne fleurit jamais. La variété possédant des feuilles tomenteuses est plutôt réservée à la production de fruits. Le tronc du baobab a tendance à se creuser avec l’âge. Les populations locales ont mis à profit cette particularité pour des utilisations diverses et variées : maison, bar, cellier, fosse septique, tombe d’un griot vénéré, ossuaire, prison, église ou salle de réunion. Au Zimbabwe, la cavité d’un baobab est utilisée comme salle d’attente pour les autobus et peut accueillir entre 30 et 40 personnes.L’enterrement des griots dans les baobabs creux est signalé depuis de longue date au Sénégal, un premier descriptif de cette coutume funéraire remonte à 1594. Au Burkina Faso, dans la région de Dakoro, on retrouve ce même mode de sépulture, exclusivement réservé aux lépreux et pratiqué par tous les Dogon de la plaine. Ce mode de sépulture était provoqué par la crainte de cette maladie et le fait que si le cadavre était mis en pleine terre, la pluviométrie deviendrait insuffisante et que le sol, les céréales cultivées, les puits seraient souillés.

Le baobab citerne : une alliance entre l’homme et l’arbre.

Cet arbre a également la faculté spéciale d’emmagasiner plus de 100.000 litres d’eau dans son tronc, ce qui permet à beaucoup de communautés sédentaires et de tribus nomades de survivre, même en étant loin de tout point d’eau. , les bushmen du kalahari utilisent des tiges creuses jointes ensemble comme des pailles pour atteindre l’eau à l’intérieur du tronc qui constitue un véritable réservoir. les populations des régions sèches au Soudan, comme le Darfour, ont transformé certains baobabs en véritable  citerne sans pour autant qu’il ne dépérisse. Un robinet est installé à la base et permet en période de sécheresse de bénéficier d’une eau fraîche et pure qui aurait un agréable goût citronné.En plus de toutes les utilisations déjà citées, le baobab possède une énorme valeur culturelle, sociale et symbolique. Il sert d’arbre à palabres et fait office de « détecteur de mensonges » car il est gardien de la vérité. Ainsi, des personnes peuvent jurer sous l’arbre quand on met en doute une de leurs affirmations Depuis quelques années, différents produits issus du baobab ont fait leur apparition sur le marché européen. Les laboratoires pharmaceutiques s’intéressent depuis de nombreuses années à cet arbre et ont peu à peu intégré ses diverses propriétés dans différents produits cosmétiques comme les crèmes, lotions, ou masques.Une société strasbourgeoise distribue même du nectar de baobab.

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